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Grande-Bretagne
- 9 février 2001: La
multiplication
des textes publiés sur la Toile d'Internet n'est
pas un gage de qualité. Si la question du fond se pose
souvent (comment distinguer les informations sérieuses de
celles qui le sont beaucoup moins?), celle de la forme est
plus rarement abordée. Pourtant, en tant que nouveau média,
Internet devrait imposer des contraintes aussi strictes que
celles de la presse écrite sur papier ou de l'édition de
livres. Comme sur les supports traditionnels, l'enjeu reste
d'écrire pour être lu. Or, les sites Internet font de plus
en plus appel à des techniques d'animation ou de mise en page
qui peuvent nuire à la lisibilité de leur contenu.
Dans le cadre des Student Awards organisés chaque année par
le quotidien britannique The Times, Les étudiants
primés pour la qualité de leur écriture sur la Toile
recevront un prix de 5 000 £ (environ 50 000 francs). Jakob
Nielsen, auteur de l'ouvrage "Designing Web Usability"
et ancien responsable de la qualité des publications de Sun
Microsystems sur la Toile jusqu'en 1998, a calculé que, dans
un entreprise employant 10 000 personnes, le coût d'une titre
mal présenté ou mal écrit sur la page d'accueil du site
Intranet revenait à 3 400 $ (34 000 francs). Avec Emma
Barber, ancienne rédactrice en chef du site
www.student-World.co.uk,
il donne quelques conseils à ceux qui veulent améliorer
l'efficacité de leur écriture sur Internet::
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Un site doit
être conçu pour donner accès à son contenu. D'où
la limitation des animations et autres fioritures qui
nuisent à sa lisibilité.
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La longueur
idéale d'un article sur Internet est comprise entre
400 et 500 mots. Soit environ la moitié de la longueur
d'un article de journal sur papier. La qualité de
l'écran, inférieure à celle du papier, réduit la
durée d'attention du lecteur. La vitesse de lecture est
également inférieure de 25%.
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Les yeux des
internautes sautent d'une tête de paragraphe à
l'autre. Si le premier ne retient pas leur attention, ils
ne liront peut-être pas le second.
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Les liens
hypertextes doivent renvoyer à d'autres textes de la
même édition et servir à structurer les articles en
tronçons utiles et accessibles.
Commentaire
:
Nul doute que l'écriture sur Internet n'en est qu'à ses
balbutiements. Forme la plus utilisée pour diffuser
l'information sur le Toile, le texte en ligne n'est encore
souvent qu'un simple transfert du contenu des publications
papier. L'arrivée du son et de la vidéo, avec le
développement des réseaux large bande, compliquera encore
l'équation. Après la sympathique improvisation des débuts,
il faudra apprendre à écrire sur la Toile, pour la Toile.
Sous peine de perdre des visiteurs tentés en permanence par
le zapping, le jumping d'un site à l'autre.
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