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Le
sondage réalisé par le Snuipp et la Sofres tranche auprès
de professeurs débutants tranche avec celui
du CSA.
Les jeunes se montrent nettement plus critiques que leur aînés
qui plébiscitent largement leur métier. D'où vient cette
désaffection? Il semble que la jeune génération des
enseignants soit plus sensibles aux défauts de l'institution
et aux difficultés de leurs fonctions. Le Snuipp publie sur
son site les
analyses de plusieurs personnalités qui tentent, pour la
plupart, de modérer le jugement des participants au
sondage.
Toutefois, ils reconnaissent que la formation dans les IUFM
est loin de faire l'unanimité. Seulement 8% des sondés
estiment ainsi que l'organisme de formation leur a apporté
des méthodes directement utilisables en classe.
Simultanément, 20% se déclarent très ou plutôt satisfait
par cette formation. Les opinions paradoxales se retrouvent au
niveau des moyens mis à la disposition des enseignants. Alors
que les trois quarts des sondés estiment satisfaisants leurs
débuts dans la profession, 46% jugent qu'il leur manquait "la
connaissance de la réalité d'une classe ", 37%
déplorent les carences en "lieux de réunion et de
réflexion avec d'autres enseignants" et 32% estiment
ne pas disposer des connaissances pédagogiques nécessaires.
La formation dispensée par les IUFM reste donc l'un des
points noirs de la préparation des nouveaux professeurs.
Il est également significatif qu'aucune question du sondage
ne semble pas avoir porté sur les nouvelles techniques,
l'utilisation d'ordinateurs et d'Internet à l'école. Ces
thèmes, malgré les discours modernistes du ministère, ne
figure pas encore dans les critères d'appréciation du
métier des enseignants. Preuve qu'il ne suffit pas
d'installer des machines et des connexions à Internet dans
les établissements pour que les pratiques pédagogiques ne
tirent profit.
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