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    Les IUFM motivent mal les nouveaux professeurs    

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France - 19 février 2001: Un rapport du Comité national d'évaluation (CNE) dresse un bilan du fonctionnement des instituts universitaires de formation de maîtres (IUFM) au terme de près de dix années d'existence. Cette autorité administrative indépendante chargée des questions d'enseignement supérieur qui a évalué 22 des 29 établissements existants estime que les IUFM dégagent "une image d'ensemble positive". insiste sur la "qualité des jeunes enseignants qui en sortent"
Cette appréciation est l'un des rares jugements positifs portés par le CNE.  Gilles Bertrand, président du CNE, prévient ainsi qu'il "ne faut pas tout attendre des IUFM au bout de dix ans seulement". Il précise que son rapport a pour but "de relancer une dynamique et non de casser le système". Néanmoins, son diagnostic peut paraître sévère lorsqu'il juge que "ce qui fait le plus défaut, c'est un message fort sur le métier d'enseignant". Cette carence appelle, selon le CNE, "un message fort sur le métier d'enseignant" de la part du du ministère de l'Éducation nationale.
Le Comité souligne les conséquences du malaise que peuvent ressentir les jeunes enseignants vis à vis de leur fonction. "La désaffection à l'égard du métier, qui intervient alors qu'on observe un tarissement dramatique des candidatures dans certaines filières, notamment professionnelles et technologiques, peut susciter quelques inquiétudes sur le devenir du système éducatif. Il est absolument nécessaire que les pouvoirs publics prennent le mesure des enjeux à travers un message fort sur les missions de l'école et en dégageant les moyens organisationnels adaptés à la situation"
L'une des propositions du CNE concerne le renforcement de la dimension universitaire avec une formation irriguée par la recherche dispensée par des enseignants-chercheurs afin de former des maîtres aptes à s'adapter aux besoins de la société à long terme.
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Commentaire ::
Au delà des précautions d'usage, le diagnostic du CNE paraît particulièrement sévère. Il stigmatise une carence fondamentale des IUFM en estimant qu'ils ne sont pas en mesure de donner aux enseignants une image claire et positive de leur métier ni une aptitude à s'adapter aux évolutions de la société. 

   
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