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    Philippe Meirieu est nommé directeur de l'IUFM de Lyon    

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Philippe Meirieu : Biographie


Sommaire


 

La tribune publiée dans Libération 
le 13 juillet 2000





IUFM de Lyon


 

France - 23 mars 2001: Philippe Meirieu, ancien directeur de l'Institut national de recherche pédagogique (Inrp), a été nommé directeur de l'IUFM de l'académie de Lyon par arrêté du 20 mars publié au Journal officiel. Professeur à l'université Louis Lumière (Lyon II), il est l'un des spécialiste français de la pédagogie et, en particulier, de la  pédagogie différenciée consistant à adapter les apprentissages aux spécificités de chaque élève. Philippe Meirieu est considéré comme le principal concepteur des réformes engagées par Claude Allègre. A ce titre, il a conduit la consultation nationale sur la réforme des lycées en 1998, puis, l'année suivante il a suivi les expérimentations de réforme de l'école primaire.
Malheureusement, malgré l'approbation des parents et des élèves, les préconisations de ses rapports n'ont été que partiellement appliquées. Il a fait les frais de la cabale organisée par le corps enseignant contre Claude Allègre. Après la démission de ce dernier, il a démissionné le 24 mai 2000 de ses fonctions de directeur de l'Inrp lorsqu'il a jugé que les réformes annoncée par Jack Lang prenaient une direction différente de celle qu'il défendait. 
Dans une lettre adressée aux 300 chercheurs de l'Inrp, il expliquait que ses efforts de réforme de l'institut, visant à orienter la recherche vers des thèmes plus proches du terrain, s'étaient heurtés aux résistances d'une partie du personnel de l'institut. De plus, il estimait ne plus être assuré du "soutien effectif" de la tutelle ministérielle pour mener à bien la rénovation engagée. 
Sa nomination à la direction de l'IUFM de Lyon semble s'inscrire dans la volonté de Jack Lang de
réformer la formation des enseignants, telle que le ministre l'a présentée le  27 février. Elle indique également que Philippe Meirieu accepte de reprendre des fonctions d'encadrement au sein de l'institution malgré ses divergences de vue avec l'actuel ministre. 

Commentaire :
Quelques semaines après sa démission de l'Inrp, Philippe Merieu publiait une tribune dans Libération et résumait son état d'esprit d'une formule: "Jack Lang, du pur Bayrou.".Son départ signifiait sans ambiguïté sa conviction que la volonté de réforme profonde de l'Éducation nationale, maladroitement affichée par Claude Allègre, disparaissait avec son remplacement par Jack Lang. La principale mission de ce dernier semblait viser essentiellement la réconciliation entre le corps enseignant, électorat traditionnel de la gauche, et le gouvernement en préparation des échéances législatives et présidentielles de 2002.La suite ne devait pas donner tord au pédagogue. Parallèlement à Roger-Gérard Swartwenberg du coté de la recherche, Jack Lang a réussi désamorcer en quelques semaines la grogne des enseignants que Claude Allègre avait porté à son paroxysme au premier semestre 2000.   
Pourquoi Philippe Meirieu revient-il aujourd'hui sur ce diagnostic en acceptant de prendre la direction de l'IUFM de Lyon? La formation des enseignants lui paraît-il un terrain moins miné que la recherche en pédagogie? Peut-être a-t-il été sensible aux termes employés pour Jack Lang pour présenter son projet de réforme des IUFM. Il faut rappeler que Philippe Meirieu a participer à la commission chargé de créer ces instituts de formation pédagogique, au début des années 90. Pour ce pédagogue épris d'application concrète des grandes théorie, l'IUFM se trouve au centre névralgique du problème. C'est là que les enseignants sont censés acquérir les outils nécessaires à l'exercice efficace de leur profession. Philippe Meirieu y trouvera un terrain d'application de sa volonté d'instituer une "professionnalisation" un métier qui en manque cruellement. Le terme est d'ailleurs cité par Jack Lang dans son projet de réforme. Néanmoins, les IUFM souffrent d'une forte disparité régionale. Philippe Meirieu ne dirige que l'institut de Lyon. Parviendra-t-il à donner une impulsion suffisante pour qu'elle trouve une influence nationale? Rien n'est moins sûr tant les résistances sont grandes. On peut néanmoins saluer le courage et la persévérance d'un homme qui, malgré les blessures, ne supporte pas la retraite et opte pour l'action de terrain.. 

   
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