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États-Unis
- 24 mars 2001:
Donald
Evans, nouveau secrétaire américain du commerce dans le
gouvernement de George Bush, a
définit le haut débit comme "une partie fondamentale
de l'infrastructure", des États-Unis. Lors de sa
première visite dans la Silicon Valley, il a mentionné ce
mode d'accès à Internet comme l'une des principales
faiblesses technologiques des États-Unis. "Il est
important que nous comprenions le rôle que joue le haut
débit", a-t-il déclaré devant des représentants
du capital risque et des responsables de grandes sociétés
informatiques dont Hewlett-Packard. Donald Evans a précisé
que la généralisation des accès à Internet constituait un
point important du programme du président Bush sur
l'éducation qui inclue un encouragement de l'enseignement à
distance. Le secrétaire au commerce a comparé le haut débit
à une autoroute qui reste à construire et a déclaré qu'une
réflexion devait être engagée au sujet du rôle que l'État
doit jouer dans la création de cette infrastructure. Plus de
90% des foyers américains connectés à Internet utilisent un
modem raccordé au réseau téléphonique classique. Commentaire
:
Il est remarquable qu'un membre éminent
de l'administration américaine s'exprime sur un sujet aussi
technique que l'accès Internet à haut débit. On note qu'au
pays du libéralisme, même un gouvernement conservateur peut
affirmer clairement sa volonté de participer à la
construction d'une infrastructure jugée essentielle pour le
développement du pays. Il n'est pas non plus indifférent de
constater que la seule application du haut débit citée par
Donald Evans soit l'éducation et non l'industrie du
multimédia et de l'audiovisuel ou encore celle des loisirs.
Le fait que l'orateur soit le secrétaire du commerce et non
celui de l'éducation semble indiquer qu'au delà de la
volonté politique d'améliorer les résultats scolaires,
comme l'a fermement indiqué George Bush, le nouveau
gouvernement américain a identifié le marché de
l'éducation assistée par ordinateur comme prioritaire pour
l'avenir.
Ces prises de position renvoient à la situation française
qui dispose d'un avantage réel sur les États-Unis en
matière d'infrastructure haut débit. Le réseau de
France-Télécom est entièrement numérique et l'ADSL est
accessible à un nombre croissant d'abonnés. De même, le
câble reste largement sous-exploité du fait de pratiques
commerciales archaïque. Pourtant, le gouvernement socialiste
qui dispose d'un moyen de pression puissant sur
France-Télécom (l'État reste l'actionnaire principal de
l'entreprise avec 55% du capital) reste incapable d'imposer
une réelle baisse des prix et une ouverture franche à la
concurrence. Comme quoi les leçons de gestion d'une économie
mixte ne viennent pas forcément de là où on les attend...
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