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France
- 27 février 2001: Le
ministre de l'Éducation,
Jack Lang, présente son plan de réforme de la formation
des futurs enseignants et de rénovation des instituts
universitaires de formation des maîtres (IUFM). Cette annonce
se produit quelques jours après la publication d'un rapport
du Comité national d'évaluation
(CNE) critiquant assez sévèrement ces mêmes IUFM.
Le plan du ministre concerne le primaire et le second degré.
Sans bouleversements profonds, il présente une longue liste
de mesures destinées à mieux accompagner la formation des
professeurs et à renforcer les fondations de ce métier.
"Un enseignant est à la fois un homme ou une femme de
savoir qui a la passion de le faire partager et de faire
réussir ses élèves", a résumé le ministre. Les 7
principales mesures qui seront appliquées en 2001 sont les
suivantes:
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Formation
de trois semaines pendant la première année
d'enseignement et de deux semaines pendant la seconde
année. Objectif: éviter la désillusion des jeunes
confrontés à la réalité d'une classe après leurs deux
ans d'études théoriques en UIFM. Un budget de 36
millions de francs (5,5 millions d'euros) sera consacré au
remplacement des enseignants pendant ces stages.
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Quatre
grandes périodes sont instituées dans la formation
des enseignants: avant l'UIFM, pendant les deux années
d'UIFM, le début de carrière et la formation continue.
Dès l'année de licence, les futurs enseignants suivront
un stage d'observation.
-
La
pédagogie des disciplines, non enseignée jusqu'à
présent dans les universités, devront l'être en
association avec des cours de complément, tels que les
maths pour les futurs professeurs de français.
-
L'inscription
aux IUFM sera facilitée alors que le nombre de places
était jusqu'à présent limité. Une harmonisation
nationale des programmes des épreuves et un décalage des
dates des concours dans les académies permettra les
candidatures dans plusieurs endroits.
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L'examen
de fin de première année des professeurs des écoles
(primaire) est avancé à janvier pour que la
pré-formation professionnelle commence plus tôt. Un
certificat d'aptitude à une langue vivante sera exigé
pour tous en 2003.
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Le
CAPES, concours de recrutement des professeurs du
second degré, n'est pas remis en cause mais un
changement en douceur est prévu avec la création d'un
"comité de suivi des concours".
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Les
méthodes de recrutement des enseignants en IUFM sont
modifiées. Ces professeurs de professeurs devront
également enseigner en collège ou lycée. Aujourd'hui,
ils sont souvent coupés de la réalité des salles de
classe.
Commentaire
:
Pas de nouvelles techniques
au programme
La formation des
professeurs aux nouvelles techniques d'enseignement faisant
appel à l'informatique, au multimédia et à Internet, ne
fait pas partie des priorité de la réforme de la formation
des enseignants. Un "oubli" ou une absence
volontaire qui va dans le sens de la politique de Jack Lang
qui, depuis sa nomination en remplacement de Claude Allègre,
évite tous les thèmes qui pourraient ranimer la grogne du
corps enseignant. Le contenu de sa réforme semble frappé au
coin du bon sens. Il colmate sans doute les brèches les plus
béantes dans la formation des enseignants et tente de réagir
à la désaffection des étudiants pour ce métier. Mais il
sacrifie sur l'autel de la préparation des élections de 2002
une véritable modernisation des pratiques pédagogiques,
indispensable pour donner à l'école un nouvel attrait à la
fois pour les élèves et pour les nouvelles générations
d'enseignants pour lesquelles le recours à l'ordinateur et à
Internet se banalise. Mais il ne faut pas effrayer les
syndicats représentant une majorité d'enseignants
conservateurs plus attachés à leur confort professionnel
qu'à l'amélioration de l'efficacité de leur travail auprès
des élèves.
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