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La critique:
L'indigence du scénario n'a
d'égale que la beauté des images et la qualité de la mise en scène. On
se prend à espérer que Tim Burton n"est pas entièrement
responsable d'un tel naufrage de l'histoire, véritable insulte à la
mémoire du roman de Pierre Boule. Quelques trop rares traces de l'humour
du réalisateur, comme dans la scène finale, rappelle qu'il ne s'agit pas
d'un vulgaire navet de série B auprès duquel les épisodes de Star Treck
pourraient passer pour des sommets de l'écriture de science fistion. Il
faut chercher avec une indulgence sans failles pour dénicher ici une
satire comique de la société humaine, là une référence aux
manipulations génétiques.
Pour le reste, c'est un enchantement. Les costumes des singes et
certains de leurs visages sont merveilleux et saisissants. Quelques
masques paraissent pourtant un peu rigides à première vue mais le talent
des acteurs qui les animent les transforment rapidement en véritables
personnages. Très vite, il apparaît que la mise en scène des singes
constitue le véritable et seul objectif de l'entreprise. L'efficacité à
l'américaine des épidodes d'action associés à une musique coup de
poing à souhait et à des décors somptueux achèvent de faire totalement
oublier l'intrigue. Il ne s'agit plus alors que d'un voyage dans une
planète rêvée des singes. A la sortie, l'emmerveillement cède
toutefois rapidement la place à l'amertume. Comment tant de moyens et de
talents ont-ils pû être mis au service d'une histoire aussi stupide?
C'est un mystère que devrait résoudre le prochain film de Tim Burton. On
pourra alors juger, à l'aune la qualité de son scénario, si sa Planète
de singes était prisonnière des contraintes d'une commande d'Hoillywood
ou bien si c'est le réalisateur lui-même qui est coupable d'un tel
gachis.
MA
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