Some Voices

 

Réalisation - Simon Cellan Jones
Scénariste - Joe Penhall
Producteur - Damian Jones
Musique - Adrian Johnston
Durée: 101 minutes
Sortie: août 2001


Distribution:
Daniel Craig
Julie Graham
Kelly MacDonald
Peter McDonald
David Morrissey


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Daniel Craig


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Les critiques officielles:

Voir le film à Paris:

La critique du site:
Adapté pour le cinéma d'une pièce à succès par son auteur, Joe Penhall, Some Voices fait partie de ces petits miracles qui réconcilient, au moins pour quelques temps, avec les salles obscures. Verra-t-on jamais, d'ailleurs, cette oeuvre en DVD? En août, mois de la sortie à Paris, le film n'était visible que dans trois salles. Une preuve inquiétante du manque de discernement d'une industrie qui, dans le même temps, accordaient près de 80 salles à Final Fantasy. Paradoxalement, l'acteur principal de Some Voices, Daniel Craig, est également l'une des vedettes de Lara Croft: Tomb Raider, preuve que le génie des grands comédiens résiste aux plongées dans les abimes commerciaux du 7ème Art.
Some Voices appartient, lui, plutôt à ces cimes discrêtes qu'affectionnent les cinéphiles non professionnels. Un plaisir de plain pied. Celui des images qui emportent et des personnages qui émeuvent. Ray sort d'un hôpital psychiatrique où il a été soigné à coup de pillules. Il entend des voix, voit des formes, reçoit des appels... Le film montre sa tentative d'intégration dans la société grâce à son frère, Pete qui tient un restaurant. Le film montre une banlieue de Londres à travers les yeux de Ray, sa rencontre avec une jeune femme, Laura, son amour enfantin, son insouciance sans avenir, sa relation viscerale avec son frère, ses efforts pour exister sans se perdre, son désespoir, sa chute. La fin reste ouverte sur tous les possibles malgré la lourdeur de la charge.
La folie, toujours inquiétante, est montrée avec une étonnante pudeur sans concessions. L'humanité pétrit tous ces personnages au bord de la dérive sans jamais y céder. L'émotion nait de leur volonté inflexible de concilier les aspirations de chacun sans pour autant nier l'autre. L'agressivité de la ville, de la vie, de la maladie, ne résiste pas à ce simple élan de fraternité. 

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