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La prospérité |
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L'apogée |
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Suakin, qui
ne peut prétendre accueillir les grands navires trans-océaniques, doit
se contenter des bateaux côtiers tels que les sambucks (boutres) reliant Jeddah et
Massawa et les navires à vapeur égyptiens qui acheminent les produits
soudanais à Suez et Aden où ils sont transbordés pour être envoyés en
Europe et en Inde. Le port est relié à l'intérieur des terres par des
caravanes de chameaux suivant deux routes: vers Barbar et la vallée du
Nil vers l'ouest, vers Kassala, Gedaref et l'Erythrée au sud-ouest. |
La fin du
19ème siècle est marquée par la révolte du Mahdi, en 1883, qui prend
la ville de Khartoum en 1885. Dans la région de Suakin, les
rebelles sont dirigés par Ousman Digna, qui devient une figure locale.
Ses troupes assiègent le port a plusieurs reprises sans parvenir à le
prendre Les travaux de la liaison ferroviaire avec le Nil sont abandonnés
après seulement 30 km et le commerce souffre de la guerre qui
impose la fermeture des pistes des caravanes. Heureusement pour Suakin,
les échanges se poursuivent sur la Mer Rouge. En 1892, la route de
Barbar redevient exploitable et des caravanes de gomme parviennent à
Suakin presque quotidiennement. Le port est occupé par les troupes
anglo-égyptiennes qui édifient , entre 1885 et 1896, des fortification
sur l'île du Condenser, proche de celle de Suakin dans le lagon. La
guerre s'achève par la défaite des mahdistes devant le général
Kitchener qui prend la ville d'Omdourman en septembre 1898. S'installe
alors un condominium anglo-égyptien qui rétablit la stabilité dans la
région de Suakin. Le commerce, néanmoins, ne retrouve pas sa vitalité
passée. |
L'ouverture de
cette ligne, en octobre 1905, rend plus économique d'acheminer les
marchandises via le canal de Suez. Pour Suakin, c'est le signal d'une
renaissance qui va conduire la ville à sa brève apogée. Outre la
reprise du commerce de marchandises, surtout à l'importation, le trafic
des pèlerins augmente fortement. Il passe de 1227 musulmans se rendant à
Jeddah en 1905 à 4000 l'année suivante. Le grands villages temporaires
occupent le Geif pendant les trois mois du pèlerinage. Deux banques
égyptiennes installent des agences à Suakin et la filature reprend une
activité permanente. En 1905, la population de Suakin dépasse les 10 500
personnes. |
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| Sources: - Friedrich Hinkel - The archeological map of Sudan - 1992 - David Roden - The twentieth century decline of Sudan - Sudan Notes and Records - 1970 |
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© Michel Alberganti 2002 |
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