| Reportage à Suakin |
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| Un appartement pour chaque famille |
Les multiples usages des moucharabiehs |
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La
disposition des pièces, dans les maisons, témoigne du raffinement des
habitants et renseigne sur une vie familiale et communautaire régie par
la religion islamique. Jean-Pierre Greenlaw, fondateur de l’école des
beaux arts à Khartoum et auteur de l’un des très rares ouvrages sur
Suakin (The Coral buildings of Suakin, Kegan Paul International, 1976) décrit
ainsi l’agencement intérieur : «La maison est divisée en deux
parties : au rez-de-chaussée, la partie la plus petite mais, généralement,
la plus imposante pour la réception et la distraction des invités, appelée
par les Turcs salaamlik, à l’étage, la partie la plus vaste, le harim,
occupée par la famille, les femmes et les enfants. » |
![]() Dans la cour d'entrée du bâtiment du télégraphe, un moucharabieh sommaire
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L’un
des principaux signes distinctifs des maisons de Suakin réside dans les
moucharabiehs, appelés roshans,qui ornent les murs extérieurs. Ces
constructions réalisées en teck importé de Java, souvent très ouvragées,
équipent les fenêtres des salles de séjour et assurent plusieurs
fonctions. La plus connue permet aux habitants d’observer la rue sans être
vus grâce au pivotement des panneaux de la partie inférieure. La partie
centrale est constituée par des volets articulés par leur coté supérieur. |
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© Michel Alberganti 2002 | |||||||